Où vous voyez-vous dans 5 ans?

Article rédigé par : le 11 juin 2014.

La question « Où vous voyez-vous dans 5 ans? » est malheureusement devenue un classique de l’entrevue! Pour vous en sortir, je donne un exemple de réponse dans cet article.

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Horizon de 5 ans

Qui peut prévoir où il sera dans 5 ans? Personne bien sûr. Ceux et celles qui vous poseront la question en entretien d’embauche le savent généralement très bien eux-aussi. En 2014, la stabilité, tsé

Ils vous poseront la question quand même, pour jaser ;)

Sans blague, plusieurs d’entre eux s’attendent à être rassurés là-dessus. Soit ils rechercheront quelqu’un d’ambitieux, soit pas trop :

« Dans une entreprise, nous avons besoin d’un mélange d’employés identifiés comme la relève potentielle et d’autres plus stables, qui sont contents de leur position.», Lucy Rodrigues, chef de section Dotation chez Métro    – Jobboom »

 

Vos aspirations

J’ai tellement cheminé là-dessus depuis les débuts de ce blogue. L’enjeu, c’est le degré de transparence évidemment.

L’instant présent

Faites ce qu’il faut pour avoir l’emploi, c’est tout.

Des indices vous ont-ils été offerts?

  • Le gestionnaire d’embauche vous a-t’il dit (maladroitement) ce qu’il recherchait en ouverture de l’entrevue?
  • Le poste peut-il mener à de l’avancement? Peut-il évoluer selon les renseignements que vous avez obtenus jusqu’ici?
  • Quelle est la taille de la division?
  • Semblent-ils vouloir un chef ou un indien?
  • Outre les exigences demandées dans l’offre d’emploi, quoi d’autre?
  • Qui est assis en face de vous? Germaine?

Ces indices vous indiqueront quelle attitude afficher et comment répondre adéquatement. Alors, faut-il se censurer? Comment se censurer? QUOI censurer?

Exemple de réponse

« J’aime le marketing, puis Un MBA n’est pas à écarter. Une chose est sûre, c’est que dans cinq ans, je serai différent d’aujourd’hui, mai je travaillerai toujours avec acharnement à l’accomplissement de projets rassembleurs… » (réponse inspirée en partie de How to Answer Stupid Job Question par Liz Ryan)

La réaction

Là, vous verrez s’ils accrochent sur quelque chose. Reviennent-ils sur vos propos avec un ton insistant ou intéressé?

  • Insistant : « Ah, un MBA, mais qu’est ce que… » (l’entrevue vient possiblement de se jouer ici, meilleure chance la prochaine fois)
  • Intéressé : « AhHHH! un MBA, chouette! Qu’est-ce que… » (good job!)

Vous comprendrez donc qu’il n’est pas toujours pertinent de parler d’un MBA par exemple. Ce genre de chose est difficile à évaluer de l’extérieur, en effet.

 

Ingénieur ou technicien?

Par exemple, quand je recrute un technicien en génie civil et bien il est rare que je recherche aussi  un ingénieur civil en devenir dans la même candidature, bien au contraire. Les gens avec un DEC qui ne veulent pas aller chercher le BAC, croyez-le ou non, se font de plus en plus rares de nos jours! Donc à la question « Où vous voyez-vous dans 5 ans?« , je m’attendrais à entendre parler de tout sauf d’un bac en ingénierie.

Bref, pour vous orienter, revenez sur l’instant présent. Contentez-vous donc de donner aux recruteurs et gestionnaires d’embauche ce qu’ils veulent, là et maintenant, parce que que c’est souvent ça, la bonne réponse. Donnez-leur le profil du poste d’entrée si vous croyez que c’est la bonne stratégie à adopter.

Vous voulez devenir coordonnatrice du marketing éventuellement? Rappelez-vous, ils cherchent à combler un poste d’adjointe administrative…voulez-vous vraiment en parler tout de suite?

 

Ne pas se fermer des portes

Le danger dans la stratégie que je vous propose aujourd’hui, c’est de se fermer des portes à jamais en ne dévoilant pas complètement ses ambitions. Certes, vous devrez vous signaler encore plus haut et plus fort par la suite. C’est évident, mais pas nécessairement facile!

Si vous faites le choix de viser un poste pour lequel vous êtes surqualifié afin d’avoir un pied dans la boîte, vous devrez vivre avec ce choix et mettre les bouchées doubles pour vous défaire de l’étiquette que vous vous aurez donné volontairement. Ça fait partie du jeu.

 

Longs voyages, entrepreunariat

Voyages et entrepreneuriat sont des sujets délicats, quand on parle d’un poste permanent ces sources de départ potentiel effraieront sans doute votre interlocuteur.

 

Tous les emplois sont temporaires

Et vous, où serez-vous dans…6 mois?

 

*Sur la même question, un bon article : Les 5 réponses possibles à « Où vous voyez-vous dans 5 ans ». Bonne lecture!

**(AJOUT 27-05-2016) Nathalie Fontana, une auteure sur L’Œil du Recruteur, a elle aussi décidé de parler de la question sur le blogue : Où je me vois dans 5 ans? La question se pose!

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6 Commentaires

  1. Bonjour,

    Je viens de lire votre article sur la vision de notre avenir en carrière. Je suis d’accord avec vous.

    Je tenais à vous dire que j’aime beaucoup lire le contenu de votre blogue. Il est toujours très intéressant.

    Au plaisir de vous lire à nouveau prochainement!

    Danny,

    • Merci Danny! C’est un honneur! M’accorderiez-vous la permission de citer ce commentaire ailleurs sur mon site? À+

  2. Bonjour,
    Une petite interrogation s’est révélée dans ma tête en lisant le mot voyage. Si on recherche exclusivement des contrats de quelques mois/saisonniers, est-ce approprié d’évoquer ses voyages dans la section loisirs de son CV? Si celà démontre d’initiatives et d’ouverture.
    Ou bien est-ce à proscrire?
    Merci par avance et merci pour toutes ces infos!
    Bonne journée!

    • Bonjour Julie,

      À savoir si cela démontre de l’initiative et de l’ouverture, cela revient au même concept sur les atouts que je vous expliquais en réponse à votre commentaire dans l’article http://oeildurecruteur.ca/adapter-son-curriculum-vitae-en-5-etapes/…Ça depend de ce que le lecteur valorise. L’interprétera-t-il comme tel? À chaque fois que vous laissez le recruteur interpréter une information comme il veut bien l’interpréter, vous perdez du contrôle sur votre CV. Je ne le répéterai jamais assez : il faut guider sa lecture, lui prendre la main et l’orienter vers les conclusions que VOUS voulez. Parfois, cela signifie d’être très explicite.

      Revenons-en aux voyages…À inclure absolument? Pas vraiment. À proscrire? Pas vraiment non plus.

      C’est un point de vue bien personnel. Si vous voulez le mien, et bien je dois d’abord vous dire que je suis un grand voyageur (parti à l’international quelques mois par année). Pourtant, je trouve que de lister tous ses voyages, c’est un peu comme le ferait un adolescent de 16 ans qui ne sait pas trop quoi écrire dans son CV. Une fois rendu à un certain niveau professionnel, je ne suis pas sûr que ça ait vraiment sa place.

      D’un autre côté, je dis souvent que de telles informations personnelles sont susceptibles de déclencher des discussions une fois arrivé en entrevue et peuvent permettre d’ancrer la relation dans des bases plus solides (vs. d’autres candidats qui n’auraient discuté que d’aspects professionnels).

      Bref, je ne penche pas encore d’un côté comme de l’autre, quoique si on se rappelle l’objectif premier d’un CV (= décrocher l’entrevue)…les deux à se poser c’est :

      1- « Est-ce que cette information peut me permettre de décrocher l’entrevue? »
      2- « Est-ce que cette information peut m’empêcher de décrocher l’entrevue? »

      En terminant, une chose dont je suis sûre, c’est que d’inscrire simplement « Voyages » dans une section qui s’appellerait « Intérêts », c’est complètement ridicule!!! Après tout, qui n’aime pas voyager?

      Même chose pour « Cinéma »! Haha!! Qui n’aime pas aller au cinéma? Je n’en connais pas beaucoup en tout cas!

      Ça me fait penser aux sites de rencontre : « J’aime le bon vin et les soupers entre amis ». LOL. Très révélateur ;)

  3. Bonjour,

    Lors de ma recherche d’emploie j’ai vécu 2 situations similaires. Pour le contexte, il faut que je dise que j’avais été licencié alors que j’étais Directeur Qualité. Les 2 situations identiques étaient les suivantes, pour 2 compagnies différentes dans le meme domaine:
    J’avais postulé pour un poste d’ingénieur Qualité, donc une position moindre que celle de Directeur, position que j’avais auparavant. Je passe donc, l’entrevue avec le Directeur Qualité et la RH (mme scenario pour 2 compagnies différentes).

    Vers le milieu de l’entrevue la RH me demande comment je me verrais dans 5 ans. A chaque fois, dans ma tete j’ai eu à la fois un fou rire et un vent de panique. Je me suis dit en meme temps, pourquoi elle me pose cette question sachant très bien que j’ai été Directeur Qualité et donc mon ambition est de prendre la place de ce Directeur là et je me suis dit meme temps que quelque soit la réponse je passerais pour un menteur et donc je serais toujours en échec et mat. J’ai choisi de dire la vérité et de dire que mon ambition pour les 5 prochaines années était d’être Directeur Qualité ou tout au moins d’avoir un poste de gestion en Qualité. Résultat: pour ces 2 compagnie, j’ai été refusé. Moralité de l’histoire la vérité, meme si évidente soit-elle, n’est pas toujours bonne a dire.

    Comment se sortir de cette situation?

    Merci

    Gabriel

    • Bonjour Gabriel,

      Plusieurs jours maintenant que je tente de retrouver pour vous un article que j’avais lu et qui pourrait être une réponse appropriée.

      En gros, ça disait qu’il faut s’essayer auprès de plusieurs employeurs jusqu’à temps que l’un d’entre eux soit prêt à vivre avec les aspects plus « négatifs » de notre candidature (les guillemets sont importants). Par exemple, notre sous-qualification, surqualification ou dans ce cas-ci, notre ambition ;)

      Comment se sortir de cette situation? En continuant à passer des entrevues. Pas de remède miracle ici, hélas. Concentrez-vous sur l’obtention de leads. Plus l’entonnoir est gros à son embouchure, plus vous aurez d’entrevues et éventuellement, un employeur vous adoptera pour qui vous êtes.

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