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Votre profil est-il attirant pour un chasseur de têtes?

Article rédigé par : le 28 mai 2015.

Vous aimeriez avoir l’assistance d’un chasseur de têtes pour votre recherche d’emploi? Ou, encore mieux, celle de plusieurs d’entre eux? Avant de débuter l’envoi de candidatures, voyons voir si vous avez le bon profil!*

Chasseur

 

Rien de personnel

Je m’apprête peut-être à vous dire que vous n’avez pas le bon profil pour les chasseurs de tête. Je suis désolé, loin de moi l’idée de vous décourager dans votre recherche d’emploi. Il ne faut vraiment pas le prendre personnel, mais ces derniers recherchent des éléments très précis afin de combler leurs mandats.

 

Recherche du profil exact

Tout débute avec l’obtention de l’un de ces mandats auprès de l’employeur. Il sera attendu des chasseurs de têtes qu’ils recherchent la scolarité requise, le nombre d’années d’expérience demandé et ce, au sein du bon secteur d’activité. Parce que si l’employeur a décidé de faire appel à l’un d’eux, c’est souvent parce qu’il n’a pas pu trouver la perle rare par lui-même.

 

En transition?

C’est donc dire que si vous êtes en transition de carrière ou d’industrie, votre profil a peu d’intérêt pour un chasseur de têtes. Vous aurez plus de chances de vous faire valoir auprès de l’employeur directement. Il pourrait être convaincu plus facilement de vous donner l’occasion de vous développer dans sa boîte.

Téléchargez un modèle de CV!

 

Recherche par atouts (ou par technologies)

Les employeurs sont susceptibles de débourser des montants faramineux pour l’utilisation d’un recruteur externe. Ils auront donc le réflexe de vouloir épargner sur les coûts de formation, d’autant plus qu’ils voudront parfois remplacer une employée en congé de maternité ou pour des conditions tout aussi temporaires qui exigent une adaptation rapide dans le poste.

Cela revient donc à notre premier point sur la quête d’un profil qui correspond avec exactitude aux besoins. En plus d’axer leurs efforts en ce sens, les chasseurs de têtes prioriseront une recherche par atouts. C’est évidemment plus aisé de vendre un candidat qui possède les « nice to have », surtout devant une foule de candidats potentiels qui auraient un ensemble de compétences similaires.

Par exemple, pensons à un directeur administratif qui aurait déjà travaillé sur SAP. Si cet élément figure dans la liste des atouts intéressants pour l’employeur, la priorité va à ce gars-là!

Pour cette raison, il est important d’utiliser la bonne stratégie d’envoi/de communication. Considérant que les chasseurs de têtes utilisent beaucoup LinkedIn ou les bases de données, vous devrez, par exemple, inclure davantage de technologies et de renseignements sur votre CV et profils en ligne. Si vous postulez sur un poste bien précis, la stratégie est différente en ce qui a trait au CV : les concepts de personnalisation et d’épuration reviennent encore une fois.

Partout sur ce blogue, je vous ai parlé du CV comme un outil de marketing de soi. Or, un CV généraliste prenant les apparences d’un bilan professionnel devrait également faire partie de votre attirail d’outils (en plus du CV en version courte). Par exemple, il pourrait contenir une page de plus et contenir l’ensemble de votre parcours, comparativement à l’autre CV dans lequel vous aviez retiré certaines expériences. Vous aurez besoin d’une telle version longue pour plusieurs situations dans votre recherche d’emploi :

  • L’envoi de candidatures spontanées;
  • L’ajout du document à une base de données en ligne (Ex. Indeed, Workopolis, etc.);
  • L’envoi d’une version plus complète aux gestionnaires d’embauche avant l’entrevue (un geste toujours bien perçu);
  • Etc.

Une fois rencontré par le chasseur de têtes et qu’il vous aimera, une partie de son rôle constituera à vous aider dans la personnalisation de votre CV et lettre de présentation pour son client (en théorie, il devrait maîtriser de fortes aptitudes en gestion de l’image/de la carrière et bien connaître ce que valorise l’employeur). En vous présentant à ce dernier, il a tout intérêt à maximiser les chances de placement et de toucher son salaire. Il a donc fait de la personnalisation l’une de ses expertises, utilisez-le à cet escient, mais pas trop tôt dans le processus (comme nous le verrons un peu plus tard d’ailleurs).

 

Recherche de profils seniors seulement?

J’ai eu l’occasion d’être placé par une agence de placement après seulement deux ans dans mon domaine. En fait, j’ai obtenu mon premier emploi permanent en ressources humaines par cette voie. Toutefois, c’était bel et bien une « agence de placement ». La plupart des chasseurs de têtes que je connaisse refusent les contrats sous les 60 000$/année. S’il y a peu de façon de distinguer les nuances (les recruteurs en agence se proclameront « chasseurs de tête »), le niveau de séniorité est généralement un bon indicateur, quoique…

Il y a d’autres moyens plus fiables de les différencier, comme la méthode de facturation (au tiers vs. au placement). Mais ça c’est plus subtil!

 

Recherche de quelqu’un qui comprend leur travail

Le dernier point et non le moindre : comprendre le travail du chasseur de tête. L’inverse les irritera. Dans l’optique où vous devez le prédisposer à vous vendre, c’est primordial d’utiliser une approche qui convienne.

Par exemple, pensons à tous les candidats qui demandent l’aide d’un chasseur de tête pour les « placer ». Oui, ils aident les gens à se placer dans des compagnies fantastiques. Or, là ne devrait pas être la raison que vous évoquerez lors de votre prise de contact, en aucun recours! La raison pour laquelle vous contactez le chasseur de têtes, c’est que vous avez quelque chose à lui offrir qu’il puisse être en train de rechercher.

Le plus difficile dans toute l’histoire, c’est de savoir quel recruteur s’occupe de qui, dans quelle entreprise. Si vous avez accès à ce genre d’information avant de postuler, vous partez avec une longueur d’avance. Pourquoi? Vous aurez l’occasion de démontrer vos habiletés politiques et d’adapter votre discours.

Pour leur démontrer que vous comprenez leur travail, vous devez être conciliant le plus possible : cessez de lister toutes vos conditions d’entrée de jeu. Bien que je sois d’accord avec l’idée de gérer l’attente des trois parties (candidat, chasseur de têtes et employeur), vous devez jouer vos cartes avec plus de parcimonie. Lors du premier contact, ayez de l’ouverture à une rencontre ou à une discussion téléphonique plus approfondie. Après tout, on ne sait jamais où cela peut mener.

Enfin, ce n’est pas parce qu’un chasseur de têtes vous contacte que vous êtes une superstar : surveillez votre égo. Croyez-moi, ce sera un « turn-off » majeur s’il apparait comme étant surdimensionné! :)

 

Et vous, avez-vous déjà été contacté par un chasseur de tête? Comment vous y êtes-vous pris?

 

*Quelques idées de cet article ont été inspirées par « The Role Of Headhunters In Recruitment » sur Careerealism et « How Do Headhunters Work? » sur Blue Sky Resumes.
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