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Des « slasheurs » qui font peur!

Article rédigé par : le 19 décembre 2012.

Ce texte vient en réaction à un article publié sur La Presse intitulé « Les 25-45 ans qui cumulent les jobs et les occupations ». Je me suis senti interpellé…

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Définition

Le terme « slasheur » (mieux connu sous son appellation anglaise « slasher ») fait référence aux barres obliques qui s’insèrent dorénavant entre ses différents titres et fonctions.

Pour reprendre l’un d’eux (tiré de l’article): « Graphiste / Blogueur / Créateur de bijoux ».

À l’entrevue

Voici aujourd’hui l’histoire d’une entrevue qui a mal tournée pour moi, il y a quelques mois.

Téléchargez un modèle de CV!

 

Échappée?

Je ne passais personne en entrevue ce jour-là, j’étais l’interviewé.

Et oui, je fais moi-aussi dans le slashing. Je suis un adepte des titres, qui, jusqu’à ce jour, ne se l’était pas vraiment avoué!

Mon plan, à ce moment-là, c’était de démarrer mon entreprise . En fait, je n’en n’étais pas vraiment sûr moi-même. La recruteuse (je ne sais toujours pas s’il faut dire « recruteure » ou « recruteuse »), elle était douée, trop douée. J’ai craqué…

Doublez le nombre d'appels!

  – Recruteuse: Alors, en plus d’être recruteur, tu es conseiller en emploi?

  – Moi: Oui, j’aide actuellement les gens à se trouver un emploi en ce moment, c’est comme un side job, je suis d’abord et avant tout, un recruteur…2.0, vous savez?

  – Recruteuse: Ton blogue (je réalise à ce moment à quel point ce mot ne sonne pas sérieux), c’est quoi tes plans avec ça?

  – Moi, en sueur: Aider, sans plus. Je ne vivrai pas de ce blogue. Je trace une la ligne bien distincte entre mes deux, eee…trois occupations.

  – Recruteuse: Ben voyons Matthieu, ça se peut pas! Ça ne se fait juste pas.

  – Moi, dans les cordes: Gloups…moi je pense que oui.

  – Recruteuse: Explique-moi ça.

  – Moi, qui prend une grande respiration et une gorgée d’eau: Et bien, par exemple, je n’aiderais pas un employé de l’entreprise qui me solliciterait à cet effet. Côté temps, je fais ça les soirs et fins de semaine, à très petit volume. Les clients, eux, se sont souvent mes amis, puis des références. Je leur explique dès le début qu’il ne bénéficieront pas d’un traitement de faveur dans la compagnie pour laquelle je travaille. Mon blogue est confidentiel pour tous les lecteurs. Ah oui, et tous mes tweets sont programmés à l’avance.

  – Recruteuse: Je continue à croire que ça ne marche pas. Tu ne peux pas cumuler tout ça! On est une agence ici, c’est bien différent du milieu corporatif. Cela fait partie de ton job que d’aider les gens à refaire leurs CV. Impossible de le faire à deux endroits en même temps!

  – Moi, qui saigne du nez: Je suis prêt à faire tous les compromis possibles pour travailler chez vous!

 

Récupérée?

Et pour finir l’histoire, j’ai finalement été invité à une deuxième entrevue, mais trop tard, j’étais déjà en emploi. Ce fut tellement long avant qu’elle rappelle, assez  pour que je me sente comme le choix #2!

Ce qui est peut-être arrivé, c’est une perception de conflit d’intérêt (qui diffère du conflit d’intérêt réel*). Même si je sais profondément que mon éthique l’emporte dans toute situation, je venais de semer un doute sur mes motivations. Pour elle, ses critères de crédibilité** sont différents de d’autres personnes: elle était visiblement mal-à-l’aise avec tous mes passe-temps.

Pour d’autres recruteurs ce fut un gage d’engagement sans précédent :

 – Recruteur: « Wow! Ton blogue c’est super! Tu aides les chercheurs d’emplois? Génial! Tu es vraiment axé sur le candidat, c’est ce que l’on recherche en fait!

Mais n’empêche, je suis encore tombé dans l’erreur classique, l’étalage de compétences (lire ceci).

C’est souvent plus nocif qu’utile. En effet, vous accordez que trop d’importance à des éléments qui le sont certes, mais qui doivent être atténués (ex. pondération 33-33-33 vs 80-15-5).

Bref, soignez votre ligne éditoriale. Trouvez une dominante. Le reste, c’est des bonus.

 

Une autre inquiétude

Pour en revenir à l’article de La Presse. on parle d’une autre conséquence possible du slashing : l’infidélité.

Quand le slasher devient aussi…un jumper! Pour demeurer dans le coolness



*Code de valeur et d’éthique du Canada, « Conflit d’intérêt apparent (…) », Chap. II

**René Desharnais, p.d.g., Réseau DOF, « Tout est une question de crédibilité (…) »

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